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Jeux de mains
Jeux demains

Jeux de mains Vilain Pingouin


Maudit que la vie...

Bonjour bonjour entrez chez nous
Venez nous voir on a de tout
On a de très très beaux spéciaux
Y en a des gros et des plus gros

Et pour les plans de financement
On va se trouver un arrangement
Vous pouvez payer en nature
Ça se revend bien c'est une valeur sûre

Maudit que la vie ça vaut pas cher
Quand on est en enfer
Maudit que la vie ça vaut pas cher
Quand on est en affaires

Bon eh bien alors commençons
Les armes à feu c'est tout au fond
De la goupille au char d'assaut
On a vraiment tout ce qu'il vous faut

Les mines c'est très très efficace
Ça coûte pas cher ça laisse des traces
C'est plus compliqué à nettoyer
Que de s'occuper des mutilés

Maudit que la vie ça vaut pas cher
Quand on est en enfer
Maudit que la vie ça vaut pas cher
Quand on est en affaires

Peut-être un petit organe
Y a pas de problème j'en ai une van
Une crise du coeur c'est quand y en manque
Mais ça j'en ai plein à la banque

Mais pour acheter un peu d'amour
Ben ça j'en vends depuis toujours
Dis-moi seulement c'est quoi tu veux
Je te garantis que je t'en trouve deux

Peut-être même une petite chanson
Quelque chose qui rime comme de raison
Avec un gros beat qui résonne
Et un refrain qui se fredonne

Bonjour bonjour entrez chez nous
Allez allez faites comme chez vous
Faites pas semblant de pas savoir
Que c'est aussi votre dépotoir

Maudit que la vie ça vaut pas cher
Quand on est en enfer
Maudit que la vie ça vaut pas cher
Quand on est en affaires

Salut salaud

T'es même pas venu me dire salut
Je viens d'apprendre que j'te r'verrai plus
Juste un petit mot futile
Pour nous dire qu'c'était pas facile
Juste un petit mot futile
Pour nous dire que t'étais fragile
Et ces nuages qui planaient au-dessus de ta tête
Et cette cage qui te gardait comme une bête
Mais quand t'as décidé, t'as pas pensé à nous
Et maintenant j'reste seul à les regarder remplir le trou
Et j'entends...
Bon ben salut salaud!
J'penserai à toi quand y fera beau
J'espère que je t'en voudrai pas trop
Et pourquoi nous faire payer si cher
C'qu'on n'a pas su faire?
Et pourquoi ainsi nous punir
Pour c'qu'on a pas su dire?
Et je crois, et je crois
Que tu seras toujours là en moi (bis)
Et ces nuages qui planaient au-dessus de ta tête
Et cette cage qui te gardait comme une bête
Mais quand t'as décidé, t'as pas pensé à nous
Et maintenant j'reste seul à les regarder remplir le trou
Et j'entends...
Bon ben salut salaud!
J'penserai à toi quand y fera beau
J'espère que j't'en voudrai pas trop
Bon ben salut salaud!
Et je crois, et je crois
Que tu seras toujours là en moi
Bon ben salut salaud!
J'penserai à toi quand y fera beau
J'espère que j't'en voudrai pas trop
Bon ben salut salaud!

Les belles années

Tu es passé du désir au berceau
Comme une musique quand on lui met des mots
Tes premiers cris déchirant la nuit
Donnaient un nouveau sens à nos vies
Et ces souvenirs qui me reviennent
Ne font rien pour alléger ma peine
On voulait te protéger de tout
Mais on t'a pas protégé de nous

Où sont les belles années
Où sont les belles années
Où sont les belles idées
Où sont les belles années

On a vieilli et on s'est fait vieillir
De nos erreurs et de nos repentirs
Et tous ces cris déchirant tes nuits,
C'était la mort de l'amour quand elle fait du bruit
Parce que les raisons et les bonnes intentions
Ça n'empêche pas la fin des saisons
On voulait te protéger de tout,
Mais on t'a pas protégé de nous

REFRAIN

Tu sais parfois la vie nous égare
On ne sait plus trop où est-ce qu'on est
On s'accroche à ce qu'on avait de beau
Pour jamais oublier, pour savoir où chercher

Le train

Je me lève à chaque matin mais je suis pas sûr que c'est moi
J'aime autant pas y penser, ça fait longtemps que j'ai compris;

Qu'on passe à travers sa vie à coups de journées
La seule chose qu'on veut garder c'est le droit de rêver
La gourmandise des uns fait la famine des autres
Pis on se met à chialer quand cette famine c'est la nôtre!

Quand on regarde vers son passé
On se rend compte qu'y a rien à oublier
Mais on a peur de s'avancer
Et on se laisse enraciner

Parce qu'on passe à travers sa vie à coups de journées
La seule chose qu'on veut garder c'est le droit de rêver
La liberté des uns devient la prison des autres
Pis on se met à chialer quand cette prison c'est la nôtre!

Un jour je vais sauter sur un train
Et disparaître au bout du chemin
Ou peut-être même embarquer sur un radeau
Et ceux qui pensent que je vais me noyer,
Oublient que j'ai appris à nager!

Quand la femme se lève le matin
Elle reconnaît plus son mari
Elle reconnaît plus l'homme qui est en lui
Celui qu'y a longtemps l'avait séduite

Parce qu'il passe à travers sa vie à coups de journées
La seule chose qu'il veut garder c'est le droit de rêver
La rage de vivre des uns fait souvent faiblesse à d'autres
Pis on se met à chialer quand cette faiblesse c'est la nôtre!

Un jour je vais sauter sur un train
Et disparaître au bout du chemin
Ou peut-être même embarquer sur un radeau
Et ceux qui pensent que je vais me noyer,
Oublient que j'ai appris à nager!

Témoin

C'est bien facile de n'pas regarder,
De faire semblant de rien comprendre.
C'est mieux d'laisser faire et d'oublier.
Ils finiront bien par se faire prendre.
Si tu vois tout et que tu dis rien
Alors témoin, t'es moins que rien
Et tu penses p't'être qu'on va t'oublier.
Si tu sais tout et que tu fais rien
Alors témoin, t'es moins que rien,
Et tu penses p't'être t'en tirer.
Mais cette victime moi je n'la connais pas
Et puis dans l'fond je ne lui doit rien.
Elle n'avait qu'à pas être là.
C'est son problème moi j'm'en lave les mains.
Refrain
J'pousse pas ma chance, j'reste tranquille
Tout se passera sans histoires.
J'ai pas le choix ni le courage
De faire lumière dans le noir.
J'pousse pas ma chance, j'reste tranquille,
J'fais juste semblant d'être ailleurs,
J'laisse faire la loi, pis j'reste ben sage,
C'est plus facile quand t'as peur.

Mourir de rire

Tout a commencé quand elle est partie pour la ville
Elle voulait savoir si le bonheur existe
Le cirque l'a embarquée quelque part sur le chemin de Sept-Iles
Elle a dit qu'elle voulait devenir contorsionniste

C'est là que je l'ai vue pour la toute première fois
Mon coeur de clown m'a dit que je la voulais pour moi
Mais quand t'as un gros nez rouge et des pieds immenses
T'as toujours l'air un peu fou quand il faut que tu danses

Malgré ça des fois de très rares fois
Un gars comme moi reçoit des cadeaux
On s'est mariés à la fin du mois
J'aurais dû savoir que j'en demandais trop

C'est à mourir de rire
De quoi j'ai l'air?
C'est à mourir de rire
Six pieds sous terre

Après quelques mois l'ennui s'est installé
On devenait tous les jours un peu plus tristes
Moi j'ai vraiment tout fait pour la garder
Mais elle parlait tout le temps du trapéziste

C'est là que j'ai compris que j'avais seulement rêvé
Que ce qu'elle cherchait c'était pas avec moi qu'elle allait le trouver
Alors j'ai fait comme tous les bons petits maris jaloux
Je me suis mis à la suivre tous les jours un peu partout

Je le sais pas trop ce que j'espérais
Ou qu'est-ce que je ferais quand je les trouverais
J'ai pas pris le temps de regarder
Où j'allais tomber juste avant de sauter

C'est à mourir de rire
De quoi j'ai l'air?
C'est à mourir de rire
Six pieds sous terre

Quand je les ai trouvés elle était pendue à son cou
Ils s'embrassaient comme jamais on l'avait fait
Ça m'a envahi ça m'a rendu fou
Je me souviens vaguement de ce qui s'est passé après

Elle voulait être contorsionniste je l'ai juste un peu aidée
Je lui ai attaché les mains avec les pieds
Et son beau Roméo c'est par les cheveux que je l'ai attrapé
Je l'ai forcé à grimper dans le canon de l'homme-fusée

J'ai visé le mur de briques et j'ai tiré à bout portant
Y'a fait un drôle de bruit en s'écrasant
Mais j'avais pas calculé qu'un canon en tirant
Ça recule et que c'est très très pesant

C'est à mourir de rire
De quoi j'ai l'air?
C'est à mourir de rire
Six pieds sous terre
C'est à mourir de rire
De quoi j'ai l'air
Six pieds sous terre?
C'est à mourir de rire

C'est comme ça

Un chasseur tout seul dans le bois
Avec un gros tire-pois
Une balle perdue du sang qui tache
Il meurt bêtement et sans panache

Il aimait regarder la vie dans les yeux
Juste avant de lui dire adieu
Mais ce jour-là y a pas eu le temps de la voir
Avant que tout le monde ne s'habille en noir

C'est comme ça c'est parce que c'est comme ça
Et peut-être que jamais ça ne changera
C'est comme ça c'est parce que c'est comme ça
Parce que je le sais pas

Un notaire un héritage
Tout était prêt pour le carnage
Les proches parents comme des vautours
Ont témoigné de leur amour
Il avait ses raisons et il avait ses torts
Mais toute sa vie dans un coffre-fort
Maintenant tout le monde en rang dans le corridor
Pour gratter le fond de ses tiroirs

C'est comme ça parce que c'est comme ça
Et peut-être que jamais ça ne changera
C'est comme ça parce que c'est comme ça
Parce que Parce que
Le chasseur aimait tirer
Ses conclusions son épingle du jeu
Et toutes ces journées qu'y a passées
À se convaincre qu'il faisait de son mieux
Et toutes les années empaillées
Éparpillées dans sa maison

Y aurait mieux fait d'en profiter
Plutôt que ceux qui étaient au salon

La tragédie c'est pas la fin de sa vie
C'est ceux qui sont venus lui dire merci
Il paraît qu'on peut voir dans le bois
Un orignal avec un tire-pois
Et la vie prend son pied à nous faire trébucher
Et quand l'envie lui prend de manger
Elle aime ses plats très épicés... Tant pis

Sous la pluie

Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens?
Reste à savoir si on se juge aussi sévèrement!
Je peux pas vous dire que je comprends comment elle se sent
Je peux juste m'offrir comme béquille pour un instant
Quand elle crie au milieu de la nuit,
Elle n'est pas toute seule, elle crie aussi pour lui
Et cette cicatrice qui sillonne son coeur
Elle la fait frémir, quand doucement je l'effleure
Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Souvent ce qu'on essayait de bâtir
Et le temps qui passe et le temps qui casse
Les illusions qui se laissent mourir
Et qui sommes-nous pour juger?

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Oh! sous la pluie, on a peur du destin
Oh! dans la vie, on comprend jamais rien
Sauf qu'on a froid quand on est sous la pluie.

Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens?
Quand elle s'approche et s'appuie doucement,
Je sens les reproches et je sens son tourment...
Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Mais il faut vivre avec ses souvenirs
Et le temps qui passe, et le temps qui casse
Mais il faut arrêter de se punir
Et qui sommes-nous pour parler?

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Oh! sous la pluie, on a peur du destin
Oh! dans la vie, on comprend jamais rien
Sauf qu'on a froid quand on est sous la pluie.

Oh! sous la pluie, on voit jamais son chemin
Et même la nuit, y'a l'espoir du matin
Oh! dans la vie on, comprend jamais rien
Sauf qu'on peut pas rester sous la pluie.

Ainsi soit-il

Je veux pas essayer de changer le monde, je pourrais pas tenir mes promesses
Mais là en moi la colère gronde et y a des choses qui me blessent
Et quand j'entends frapper la mort, je l'entends frapper dans mon coeur
Qui se durcit et je dis alors que j'avais raison d'avoir peur

Dehors y a la haine et la guerre, il y a des gens qui meurent de faim
Il y a la peine et la misère et pour plusieurs pas de lendemain.
Mais quand je vois frapper la mort, je la vois frapper sur mon coeur
Qui est aveugle et je dis alors que j'avais raison d'avoir peur

J'arrive pas à comprendre tout ça
Je voudrais bien qu'on me dise pourquoi
Je voudrais bien qu'on m'explique pourquoi
La vie c'est la vie et qu'on ne peut rien y changer
Et ainsi soit-il

C'est bien facile de toujours pointer les autres du doigt
Mais ça fait plus mal quand je me rend compte que je pointe vers moi

On ne parle que de meurtres dans les journaux, y a qu'à regarder les manchettes
Les criminels ne sont que les chiots de la société qui les allaite
Et quand je sens frapper la mort, je la sens frapper sur mon coeur
Qui n'a plus mal, et je dis alors que j'avais raison d'avoir peur

J'arrive pas à comprendre tout ça
Je voudrais bien qu'on me dise pourquoi
Je voudrais bien qu'on m'explique pourquoi
La vie c'est la vie et qu'on peut rien y changer
Et ainsi soit-il

Je veux pas essayer de changer le monde
Je pourrais pas tenir mes promesses
Mais là en moi la colère gronde
Et y a des choses qui me blessent
Et quand j'entends frapper la mort
Je l'entends frapper dans mon coeur
Qui se durcit et je dis alors
Que j'avais raison d'avoir peur

P'tite vie, p'tite misère

Bon y'est enfin cinq heures tapant.
Je peux prendre mes chaînes pis les enlever.
Dire que j'ai hâte de sacrer mon camp,
Ça ne serait pas trop exagéré.

Pis quand je reçois mon chèque de paie,
Mon salaire net dit que je suis lavé.
Y'est dépensé depuis la vieille.
Pourtant j'essaie d'économiser.

Petite vie, petite misère,
Qu'est-ce que je vais faire?
Je suis pris dans le bas de l'échelle
De votre tour de Babel.

Des fois je pense que mon boss est teigneux.
Il dit que je devrais être reconnaissant
D'attendre pour vivre d'être vieux.
Non mais faut-il manquer de bon sens.

C'est quand même drôle il paraît qu'on
Gagne sa vie.
Mais moi j'ai rien gagné, je l'ai travaillée.
Pis si jamais un jour je me rends au paradis,
Je veux travailler aux admissions pis mon boss va brûler...

Marche seul

C'est peut-être un peu ma faute
J'ai marché la tête trop haute
J'ai pas fais assez attention
Mais ce n'est pas la vraie raison

Ils ont dit: regarde ces terres
On te les rendra plus prospères
Tu sais avec un peu de confiance
Ça fera toute la différence

Oh oh oh! je marche seul,
Oh oh oh! je marche seul
Oh oh oh! Sans foi ni loi,
Oh oh oh! je marche seul

Ils avaient un grand sourire
Leur argent allait fleurir
Je n'ai eu qu'à signer mon nom
À ma famille, je leur en demande pardon

Ils ont dit: regarde ces terres
Elles étaient tiennes, mais ça c'était hier
Tu sais avec un peu de confiance
On te les a prises avec aisance

Oh oh oh! je marche seul,
Oh oh oh! je marche seul
Oh oh oh! Sans foi ni loi
Oh oh oh! je marche seul

Ils ont dit: regarde ces terres
Elles étaient tiennes, mais ça c'était hier
Tu sais avec un peu de confiance
On te les a prises avec aisance

Oh oh oh! je marche seul
Oh oh oh! je marche seul
Oh oh oh! je marche seul
Oh oh oh! je marche seul

Délinquance

Sa mère ne l'aimait plus parce que son père, il l'aimait trop.
Ce fait qu'elle est tombée dans rue d'une bonne poussée dans le dos.
Elle a perdu le fil de ses idées au bout de l'aiguille qui fait rêver.
On n'a pas tous une tendre enfance, elle c'était plutôt de la délinquance.

Elle n'a jamais trouvé de raisons pour expliquer,
Pourquoi que dans une foule elle est toujours isolée.
Elle n'a jamais trouvé de raisons pour expliquer,
Pourquoi que des fois la vie est déjà toute tracée.

Sans un bon encadrement, elle peut pas être sage comme une image.
Pour elle, changer de foyer d'accueil, c'était juste changer un peu sa cage.
Tout ce qu'elle voulait c'était sa chance, un petit coup de main pour faire sa place.
Mais le coup de main y'en a plusieurs qui voulaient juste y mettre dans la face.

Ce fait qu'elle a grandi dans rue, dans le fond des ruelles sans issue:
La société des allumés qui vivent de la misère qui tue.
Dans la vie tout se vend, tout s'achète, et y'a bien plus d'acheteurs qu'on pense.
Y'en a plusieurs qui fixaient le prix de sa délinquance.

REFRAIN

C'est le genre d'histoire que le monde aime bien avec une belle fin prévisible.
À voir quelque chose tous les matins ça finit par être invisible.
Mais je pense que je vais vous décevoir, c'est pas ma faute c'est son histoire.
Moi je fais juste la raconter, c'est elle qui décide où aller.
Sa mère ne la connaît plus parce que son père, il l'aimait trop.
Pis c'est comme ça qu'elle a su comment qu'on sauve sa peau.
Elle a repris au fil des années tout ce qu'on lui avait enlevé.
Elle a compris qu'on fait sa chance, on n'attend pas que les autres y pensent.

Elle a trouvé toutes les façons pour se cacher.
Maintenant dans une foule elle est toujours dissimulée.
Mais elle n'a jamais cherché de façons pour oublier.
Elle regarde le monde autour, des fois, pour se rappeler.

Le train (remix)

Je me lève à chaque matin mais je suis pas sûr que c'est moi
J'aime autant pas y penser, ça fait longtemps que j'ai compris;

Qu'on passe à travers sa vie à coups de journées
La seule chose qu'on veut garder c'est le droit de rêver
La gourmandise des uns fait la famine des autres
Pis on se met à chialer quand cette famine c'est la nôtre!

Quand on regarde vers son passé
On se rend compte qu'y a rien à oublier
Mais on a peur de s'avancer
Et on se laisse enraciner

Parce qu'on passe à travers sa vie à coups de journées
La seule chose qu'on veut garder c'est le droit de rêver
La liberté des uns devient la prison des autres
Pis on se met à chialer quand cette prison c'est la nôtre!

Un jour je vais sauter sur un train
Et disparaître au bout du chemin
Ou peut-être même embarquer sur un radeau
Et ceux qui pensent que je vais me noyer,
Oublient que j'ai appris à nager!

Quand la femme se lève le matin
Elle reconnaît plus son mari
Elle reconnaît plus l'homme qui est en lui
Celui qu'y a longtemps l'avait séduite

Parce qu'il passe à travers sa vie à coups de journées
La seule chose qu'il veut garder c'est le droit de rêver
La rage de vivre des uns fait souvent faiblesse à d'autres
Pis on se met à chialer quand cette faiblesse c'est la nôtre!

Un jour je vais sauter sur un train
Et disparaître au bout du chemin
Ou peut-être même embarquer sur un radeau
Et ceux qui pensent que je vais me noyer,
Oublient que j'ai appris à nager!

Sortir trop tard

J'ai le goût de me fendre la gueule
j'ai le goût de pas penser
à c'qui peut arriver
mais j'veux pas l'faire tout seul

y'a tu quelqu'un qui veut
prendre un verre ou deux
ou plus ça serait mieux
si tu payes là j'veux

Sortir trop tard fermer les bars
Chanter trop fort réveiller les morts
Sortir trop tard fermer les bars
À boire du fort, à m' traîner le corps

J'ai le goût de me fendre la gueule
J'ai le goût de dire des niaiseries
D'avoir toujours envie
mais ça j'peux l'faire tout seul

y'a tu quelqu'un qui veut
prendre un verre ou deux
ou plus ça serait mieux
si tu payes là j'veux

Sortir trop tard fermer les bars
Chanter trop fort réveiller les morts
Sortir trop tard fermer les bars
A boire du fort à m'traîner le corps


Une casquette de plomb, sur ma tête qui tourne
Le coeur sur les lèvres de ma gueule de bois
Le coude léger, une autre soirée
J'suis prêt à payer le prix des moments qu'on oublie

Mais cette fois laissez, c'est moi qui paie
Pour la tournée le fer dans la plaie
Mais cette fois laissez, c'est moi qui paie
Pour la tournée le fer dans la plaie

Sortir trop tard fermer les bars
Chanter trop fort réveiller les morts
Sortir trop tard fermer les bars
A boire du fort à m'traîner le corps

Mais cette fois laissez, c'est moi qui paie
Pour la tournée le fer dans la plaie

L'hommme à la mer

Ses mots se jettent sur elle comme les vagues sur les récifs
et il dérive vers le large au gré de ses vagues de folie
il regarde la rive qui s'éloigne pour finalement disparaître
Protéger le dans les tempêtes qu'il se prépare à connaître

Homme à la mer, racines sans terre
finir épave c'est pas si grave
Y'a les sirènes pour tuer l'ennui
mais ça nourrit aussi l'envie

Ses mots s'ennuient d’elle comme un désert s'ennuie de la pluie
et il dérive vers nulle part au gré de mille et une nuits
il regarde les arbres qui s'éloignent pour finalement disparaître
protégez le dans les tempêtes qu'il se prépare à connaître

Homme dans le désert racines sans terre
Finir brûler comme un dîner
Y'a un vautour pour tuer l'ennui
qu'il nourrit aussi d'envie

Ses mots s'ennuient d’elle comme un chanteur qui n’a pas de chanson
et qui dérive vers le large au gré de ses coups de crayons
Il regarde ses notes qui s'éloignent pour finalement disparaître
Qui voulait pas faire connaître ce que cache une autre tempête
Qui voulait pas faire connaître ce que cache une autre tempête

L'homme à la mer, l'homme à la mer, l'homme à l'amertume évidente
L'homme à la mer, l'homme à la mer, l'homme à l'amertume évidente
L'homme à la mer, l'homme à la mer, l'homme à l'amertume évidente
L'homme la mer, l'homme à la mer, l'homme à l'amertume évidente

Rien à perdre

Je suis eh je suis la colère du monde
je suis eh je suis le tonnerre qui gronde
et si je n'ai rien à perdre
aussi bien y foutre la merde

Je suis le sang qui a coulé, je suis la mémoire du passé
je suis aussi le souvenir de ceux que l'on a vu mourir
Et si je n'ai pas d'autres choix
Alors j'imposerai ma loi

Parce que je le veux parce que je le peux
Je serai jamais vieux parce que Dieu le veut
Parce que je le veux parce que Dieu le veut

Rien à perdre rien à perdre
Rien à perdre rien à perdre
Rien à perdre rien à perdre
Rien à perdre pour moi cette foi

Et je suis eh je suis l'enfant qui mord
Je suis l'enfant qui mord de tout son corps
Et si je n'ai pas d'autres issues
Alors je finirai dans la rue

Je suis l'moment ou tout s'arrête, le bruit qui fait tourner les têtes
Et aujourd’hui j'étais un piège assis tout prêt de votre siège
Quand je meurs pour une cause,moi je ne suis que la dose

Parce que je le veux parce que je le peux
Je serai jamais vieux parce que Dieu le veut
Parce que je le veux parce que Dieu le veut

Rien à perdre rien à perdre
Rien à perdre rien à perdre
Rien à perdre rien à perdre
Rien à perdre pour moi cette foi

Une minute pour prier, une minute pour penser, une seconde seulement pour miner votre santé
Une minute pour prier, une minute pour penser, une seconde seulement pour nettoyer la saleté

Si pierdo,me muero
mi aima se va
con dios i esa genté,qé yo cuidare
alla poe ias puertas,con cadenas,i mas
suffri con ios anos,pero fué husto de pagar
Lo qé cométimos,sin tener
una logica ten simple
pero fui onesto,de ser
implicado,con pecados ,i peké
pero se lo juro,sovre mi muerté
qé no tengo nada que perder

Petit Napoléon

Petit Napoléon n'a pas aimé son enfance
Avec comme toile de fond des déceptions et des souffrances
Alors y'a décidé d'haïr l'humanité
De se l'approprier et de la faire payer
Il est devenu un requin de la finance
Avec les "oui patron" pour alimenter sa démence
Pourquoi se contenter de s'attaquer à des marchés
quand on peut les posséder, les contrôler et les piller

Ainsi font font font, trois petits tours et puis s'en vont
Ainsi font font font, les marionnettes du roi des cons

Il grossit son empire et lui aussi empire
C'est le roi des cons entouré de ses larrons
Si petit dans sa grandeur et si petit dans sa candeur
Ce n'est plus une question d'avoir, c'est une question de pouvoir
Alors il s'est fait construire un très gros château
Avec des portes blindées et des fenêtres à barreaux
Il s'est mis à rêver d'avoir son trône sur les nuages
Car son plumage n'avait d'égale que son ramage

Ainsi font font font, trois petits tours et puis s'en vont
Ainsi font font font, les marionnettes du roi des cons
Et petit Napoléon a gravi tous les échelons
Sans jamais d'opposition, car les chèques portaient son nom
Petit Napoléon n'a pas aimé son enfance
Avec comme toile de fond des déceptions et des souffrances
Alors y'a décidé d'haïr l'humanité
De se l'approprier et de la faire payer
Petit Napoléon n'a jamais vraiment grandi
Pas plus grand que ses ambitions qui était comme lui
Et tous les pions qu'il a fait tomber sous sa loi
Le pointe du doigt, celui qui reste bien droit
Ainsi font font font, trois petits tours et puis s'en vont
Ainsi font font font, les marionnettes du roi des cons

Crédit

Enregistrement devant public au Studio Juste pour rire, les 12 et 13 septembre 2003.

Notes de production

  • Musiciens invités - DJ Royal Skills: tables tournantes; Pascale Bouchard: trombone; Croque-tou: planche à laver
  • Choeurs: Rachid et Ludo (Dark Ministry), Jeff Grenier
  • Arrangements: Vilain Pingouin
  • Réalisation: Rudy Caya
  • Prise de son: Julien Bouchard, Steve Lemay, Jeff Grenier
  • Mixage: Julien Bouchard, Steve Lemay, Jeff Grenier
  • Studio: Studio Juste pour rire (Montréal), Studio Monocube (Mascouche)
  • Production: Vilain Pingouin; producteur exécutif: Michel Turcotte
  • Pochette et livret - Conception et réalisation graphique: Jean-François Clermont, Mangokaki inc.; photos: Christian Carpentier, Photo 360